
À partir d’ici, tout change doucement
Date de visite : 11 mars 2026 (mercredi)
Après avoir marché à Nanzen-ji,
mon corps s’était un peu refroidi.
En haut de la porte Sanmon, le vent était fort.
Assise là, la chaleur quittait lentement mon corps.
L’air de Kyoto est calme—
mais il reste froid.
Après m’être réchauffée avec un bol de soba chaud,
je me suis dirigée vers Eikandō.
De Nanzen-ji à Eikandō.
Une distance agréable à parcourir à pied.
Le trajet s’enchaîne naturellement,
idéal pour continuer la visite en marchant.
👉 Marcher de Nanzen-ji à l’aqueduc
🚉 Marcher à Nanzen-ji et l’aqueduc : un itinéraire paisible au cœur de Kyoto
🧭 Points forts & durée
✔ Les points forts d’Eikandō
Eikandō offre de nombreux lieux à découvrir,
et son enceinte est assez vaste.
Le couloir couvert Garyōrō
La vue depuis la pagode Tahōtō
Le « Mikaeri Amida » (Amida qui se retourne)
Une structure en boucle reliant plusieurs bâtiments
On avance en parcourant les lieux, pas à pas.
✔ Durée de visite
En pratique :
👉 Environ 1 heure à 1 h 30
En prenant des photos,
cela peut durer davantage.
Plus long que je ne l’avais imaginé.
Plus vaste que prévu
Dès l’entrée,
j’ai eu l’impression d’un lieu plus grand que prévu.
Les bâtiments sont reliés entre eux,
et l’on suit un parcours défini.
Mais en avançant,
une légère agitation apparaît.
Il y a beaucoup à voir.
Un temple comme un labyrinthe
L’enceinte ressemble à un labyrinthe.
Les couloirs se succèdent,
des escaliers apparaissent,
menant vers d’autres bâtiments.
On sort,
puis on rentre à nouveau.
Peu à peu,
le sens de l’orientation s’efface.
Même dans ce lieu calme,
il n’est pas toujours facile de s’arrêter.
Le flux des visiteurs
Ce jour-là,
il y avait plus d’étrangers que de Japonais, me semble-t-il.
L’espace reste calme,
mais pas totalement silencieux.
Il y a un mouvement—
celui d’un lieu visité.
Vers le Garyōrō
Je monte le long couloir couvert, Garyōrō.
Peu à peu, la hauteur change,
et la vue sur Kyoto s’ouvre.
Même ici,
la sensation de labyrinthe persiste.

S’arrêter ici fait du bien
Vers la pagode Tahōtō
Je remets mes chaussures
et me dirige vers la pagode Tahōtō.
Il y a moins de monde,
le calme revient doucement.
Les toits de Kyoto s’étendent devant moi.
Gris, bruns,
presque aucune couleur vive.
C’est, d’une certaine manière,
très Kyoto.

Plus on monte, plus on voit loin
Une mémoire sonore
À 16 heures, la cloche a résonné.
C’était le même son
que celui entendu sur le Chemin de la Philosophie.
Était-ce ici ?
Ou à Nanzen-ji ?
Je suis allée jusqu’au bout,
sans trouver la réponse.
Un coin du temple
Dans l’enceinte,
il y a aussi un jardin d’enfants et un sanctuaire Benzaiten.
En m’approchant pour prier,
il n’y avait pas de boîte à offrandes—
seulement des pièces posées sur une plateforme.
L’orientation m’a semblé étrange.
Quelque chose paraissait différent.
La fin du flux
La cloche a retenti deux fois rapidement, à la fin.
En partant,
j’ai croisé le regard de la personne qui fermait le guichet.
Nous avons échangé un léger salut.
Ce simple geste
a doucement marqué la fin de la journée.
Sortir
Je suis sortie,
marchant en cherchant mon chemin de retour.
Des maisons élégantes,
et d’autres plus délabrées.
En dehors des lieux touristiques,
la vie continue.
🍽 Fin
En pensant trouver quelque chose de léger à manger,
je continue à marcher.
Mais rien ne se présente facilement.
Sans m’en rendre compte,
je me perds encore.
Finalement,
je trouve un endroit près de la station Higashiyama et j’y entre.
👉 🍵 Dîner près de Higashiyama : un repas simple et accessible au Cafe LCM à Kyoto
Choisir Kyoto selon l’envie.
👉 Voir le guide de Kyoto

Voici le petit plus d’aujourd’hui !
🌸 Porte vers les contes japonais
Le remède du Kappa — Le prix du cœur (河童の妙薬)

Au bord de la rivière, un homme sauva un kappa emporté par le courant.
En signe de gratitude, la créature lui remit un petit sachet.
« C’est un remède capable de guérir toute maladie… mais ne l’utilise jamais par désir. »
D’abord hésitant, l’homme essaya.
L’enfant brûlant de fièvre retrouva le sourire,
le vieil homme alité se releva.
Le remède semblait miraculeux.
La rumeur se répandit, et les gens affluèrent.
Entouré de remerciements, un autre sentiment naquit en lui.
« Avec ce pouvoir… que pourrais-je encore obtenir ? »
Un jour, il utilisa le remède pour quelqu’un qui n’était pas gravement malade,
et demanda quelque chose en retour.
À cet instant, la poudre devint inerte.
Affolé, il courut vers la rivière.
Mais le kappa avait disparu.
Seul le murmure de l’eau continuait de couler.
Les vies qu’il aurait pu sauver,
et ce qu’il avait perdu.
Alors seulement, il comprit.
Ce qui guérissait vraiment…
ce n’était pas le remède, mais le cœur.
