🚉Ginkaku-ji Kyoto : que voir et quand visiter

Date de visite : 1 mars 2026 (Dim)

Ginkaku-ji est un lieu où il est difficile de s’arrêter.

Sans s’en rendre compte, on continue à marcher.

Ce devrait être un endroit paisible,
et pourtant, il n’y a pas d’espace pour penser.

Et malgré tout, quelque chose reste.

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Passer la porte, entrer dans un jardin paisible.
En marchant, quelque chose s’apaise peu à peu.


Je laisse ici, un instant, le tracé de cette journée.

Sur la carte, tout paraît simple,
mais en marchant, tout change légèrement.


Ginkaku-ji (nom officiel : Jishō-ji) est un temple issu d’une villa de montagne construite par Ashikaga Yoshimasa à l’époque Muromachi.

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO,
il est connu comme un symbole de la culture Higashiyama.


■Points forts

・Pavillon Kannon (Ginkaku)
Une présence discrète. Une architecture de l’ombre plutôt que de la lumière.

・Jardin de sable (Ginshadan / Kogetsudai)
Le sable blanc semble guider le regard, plus qu’être un simple décor.

・Jardin de mousse
Un espace chargé d’humidité. Le temps semble s’y déposer en silence.


■Durée et parcours

・Durée : environ 40 à 60 minutes
・Jardin à sens unique
・Difficile de faire demi-tour

Plus que de s’arrêter, on est invité à avancer.


■Affluence et horaires

・Matin : groupes scolaires et forte affluence
・Vers 14h : moment plus calme
・Après 15h : le flux revient

Je suis entrée vers 14h.
Au début, il y avait de l’espace, puis les groupes sont arrivés vers 15h.


■Avec des enfants

Honnêtement, les poussettes sont difficiles ici.

・Escaliers en pierre
・Chemins en gravier
・Pentes
・Circulation sans pause

Un porte-bébé est plus adapté.


■Accès (via Yamashina)

Cette fois, le départ se fait depuis la gare de Yamashina (arrêt du train rapide).

À l’aller, on évite la gare de Kyoto.

Au retour vers Osaka,
on a de bonnes chances de trouver une place assise.

Pour rejoindre Higashiyama, il faut prendre le métro Tozai.

Ce trajet n’étant pas en JR,
le JR Pass ne s’applique pas.

Cela demande un peu plus d’effort,

mais c’est une option pour éviter la foule.

Il suffit de s’écarter légèrement,
et le flux change.


■Avant d’entrer à Ginkaku-ji

Avant d’entrer à Ginkaku-ji,
je me suis arrêtée dans un petit restaurant à Higashiyama.

L’entrée est discrète,
on hésite à savoir si c’est ouvert.

Mais une fois à l’intérieur,
l’atmosphère est locale.

Le bentō hexagonal n’a rien d’exceptionnel.

Et pourtant,

j’ai eu l’impression de « revenir à Kyoto ».

Puis, je me suis dirigée vers Ginkaku-ji.

👉 🍵 Suginoko | Retrouver Kyoto à Higashiyama, un bentō tout en douceur


■Marcher réellement

Des gens arrivent derrière.

Il y en a aussi devant.

Aucune raison de s’arrêter.

Ce devrait être calme,

mais avant même de ressentir le silence,
on avance déjà.

Avant de penser, on marche.


■S’écarter du chemin

Un petit sentier se glisse sur le côté.

Un petit sanctuaire Benzaiten.

En dehors du parcours principal.

Personne n’y va.

On hésite un instant.

Peut-on entrer ?

Puis, attirée par la curiosité, on y va.

Alors,

on sent une présence derrière soi.

Une personne, puis une autre,
quittent le chemin principal.

Le passage devient étroit,
il devient difficile de se croiser.

Un lieu silencieux quelques instants plus tôt
se transforme en flux.

On se sent presque désolée.

Comme si on les avait attirés.

On ne sait pas
si on a découvert cet endroit,
ou si on l’a révélé.


■Des chemins invisibles

Un peu plus loin, un jardinier travaille.

Personne ne le regarde.

Les regards sont tournés vers le jardin.

Vers le paysage arrangé.

Et pourtant, ce mouvement attire l’attention.

En observant mieux,

on remarque un petit escalier de pierre.

On ne l’avait pas vu jusque-là.

Le jardinier monte.

C’est là que l’on comprend qu’il y avait un passage.

Ce n’est pas un chemin pour les visiteurs.

C’est un chemin pour travailler.

Un chemin qui existe pour ne pas être vu.

Un instant,

on a l’impression d’avoir découvert quelque chose.

Peut-être que seul le jardin n’est pas organisé.

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Vu d’en haut, le flux apparaît.
On comprend un peu pourquoi on ne s’arrête pas.


■Approche

En sortant, quelque chose se relâche.

Le flux des personnes se défait peu à peu.


On mange quelque chose de sucré.

Et seulement alors, on peut enfin s’arrêter.


En marchant un peu le long de l’approche,
on trouve un endroit pour faire une pause.


Fumiya Onigiri

Une boutique d’onigiri.

À emporter,
ou à déguster sur place.


On y trouve aussi des douceurs,
parfaites pour une courte pause.


Les gâteaux Ginkaku-mochi existent en deux versions.

Vert (pâte de miso blanc au matcha)
et brun (miso sucré).


On m’a dit que les deux étaient populaires,

mais que le brun était recommandé.


On paie à l’entrée.

Le paiement par carte est accepté.


En principe,
on est appelé quand c’est prêt,

mais ce jour-là, on me l’a apporté à table.


Peut-être parce que c’était peu fréquenté.


Le thé est servi avec.

On peut se resservir librement.


L’intérieur est propre,
avec des tables et un comptoir.

Environ 30 places.


Beaucoup emportent,
les places assises restent assez disponibles.


On s’assoit.

On boit du thé.


Et rien que cela,

le temps semble revenir doucement.

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Après avoir marché, on s’arrête enfin.
Avec le thé et le sucré, le temps revient.


■Vers le chemin de la philosophie

Une sensation de marche inachevée reste.

Alors, je continue vers le chemin de la philosophie.

C’est seulement là que la respiration revient.

👉(Article sur le chemin de la philosophie|À suivre)


■Conclusion

Ginkaku-ji n’est peut-être pas un lieu où l’on reste,

mais un lieu que l’on traverse.


Le calme ne se trouve pas sur place,

il arrive après.


Voici le petit plus d’aujourd’hui !

Ikkyū et le tigre du paravent

Le shogun dit à Ikkyū :

« Attache donc ce tigre du paravent. »

Le tigre semble prêt à bondir hors du tableau.


Ikkyū réfléchit un instant, puis répondit :

« Alors, faites sortir le tigre ici. »


Le shogun se mit à rire.

« Le tigre est dans l’image. »


Ikkyū répondit calmement :

« Dans ce cas, il est impossible de l’attacher. »


Ce que l’on voit
n’est pas toujours ce qui existe.