Enfin assise au café du pavillon indonésien
Visite : 4 juin 2025
À l’Expo, les pavillons et les repas impliquent presque toujours des files différentes.
Voir ou manger.
Et choisir quoi faire maintenant devient une décision silencieuse, guidée par le temps d’attente.
Ce jour-là, j’ai clairement privilégié le fait de voir.
Partout, il y avait des files d’attente.
Même les stands de nourriture à l’extérieur des pavillons étaient bondés.
Honnêtement, je n’avais pas vraiment l’énergie de penser au repas.
Dans ce contexte, le pavillon indonésien était différent.
Après la visite, on pouvait entrer directement dans le café attenant.
La file était courte, et j’ai pu m’asseoir presque immédiatement.
Ce simple fait — pouvoir s’asseoir — a eu un impact bien plus grand que je ne l’imaginais.
Le corps se détend, le regard se stabilise.
J’ai choisi la soupe spéciale.
Le goût était léger, le parfum discret.
Rien de spectaculaire, mais elle a pénétré doucement dans un corps fatigué.
À l’Expo, plus que ce que l’on mange,
ce sont le moment, le lieu et la manière de manger qui restent en mémoire.
Cette tasse, loin des longues files,
a été l’une des rares pauses où la décision a vraiment été récompensée.
Après une journée entière passée à marcher et à regarder,
j’ai enfin pu m’asseoir et porter quelque chose de chaud à mes lèvres.
Rien que cela a suffi à rétablir l’équilibre de la journée.

Avant tout, lumineux et joyeux.

Rien de tape-à-l’œil, mais cette tasse m’a vraiment sauvée.
👉 Article associé :
🚉Escapade en correspondance (l’Expo) ②

Voici le petit plus d’aujourd’hui !
🌸 Porte vers les contes japonais
👂📜 Hōichi sans oreilles — La voix qui convoqua les esprits(耳なし芳一)
La nuit, le temple montrait un autre visage que le jour.
Hōichi, le joueur de biwa, continuait de réciter dans l’obscurité.
Dans un lieu où personne ne devait se trouver,
il racontait une histoire à quelqu’un.
Sa voix ne tremblait pas, le son était clair.
Lorsque le récit atteignait les scènes de bataille,
l’obscurité semblait se rapprocher un peu.
Était-ce des humains qui écoutaient,
ou ceux qui n’étaient déjà plus de ce monde ?
Les moines couvrirent le corps de Hōichi de sutras,
pour le protéger.
Mais ils oublièrent d’en écrire sur ses oreilles.
À l’aube, Hōichi revint.
Il n’avait plus d’oreilles.
Mais sa voix était toujours là.
Une voix qui cherchait à être entendue,
qui n’a jamais cessé de raconter.
Plus que la peur,
elle transmet silencieusement la force du désir humain
de continuer à raconter des histoires.
