Visite : 11 mai 2025
Après le musée, je me suis dirigée vers Tsukigase.
Les plats étaient déjà épuisés.
Mais je m’y attendais.
J’ai choisi le set ozōni et anmitsu.
C’était l’objectif.
J’ai ajouté juste un peu de glace.
L’ozōni baignait dans un bouillon clair.
Rien de démonstratif.
Et justement pour cela, chaque bouchée invite à la concentration.
Les shiratama de l’anmitsu avaient une texture étrange.
Pas moelleuse, mais légère, aérienne.
Quelque chose de nostalgique,
comme un souvenir de bonbons ramune de l’enfance.
Rien de voyant.
Et pourtant, un moment qui comble doucement.
Se satisfaire en n’ajoutant rien.
Un instant où j’ai goûté, à travers les saveurs,
l’esthétique japonaise de la soustraction.

Un peu difficile à repérer — je suis même passée devant sans m’en rendre compte, une fois. (rire)

« Va y faire un tour, au moins une fois »,
m’a conseillé quelqu’un de Kyoto —
avec des instructions très précises, jusqu’à ajouter une boule de glace. (rire)
👉 Article associé
🚉 Escapade en correspondance (Le creuset de la beauté) ① / ②Musée national de Kyoto

Voici le petit plus d’aujourd’hui !
🌸 Porte vers les contes japonais
❄️👤 La Femme des neiges — Le silence de la promesse(雪女|小泉八雲の話)
Par une nuit de neige,
un bûcheron rencontre
une femme blanche dans un refuge de montagne.
Elle lui sauve la vie
et lui fait promettre une seule chose :
ne jamais parler de cette nuit.
Le temps passe.
L’homme prend une épouse, a des enfants,
et mène une vie paisible.
Un soir,
au moment où il raconte cet ancien souvenir,
sa femme révèle qu’elle était la femme des neiges,
puis s’en va, silencieusement.
