🚉 Escapade en correspondance (Osaka – Journées aux musées) ③/③Musée municipal d’Osaka — Un voyage parmi les trésors nationaux du Japon | YUMEVOJA

Visite : 6 mai 2025

Je suis arrivée tôt à Tennoji.
En pensant aux trésors nationaux que j’allais voir ensuite,
je n’avais pas envie de m’arrêter boire un verre.

J’ai acheté un jus à un distributeur automatique,
pour me désaltérer et me mettre dans de bonnes dispositions.


Musée municipal d’art d’Osaka — Exposition « Trésors nationaux du Japon »

Pendant la Golden Week,
le musée était bondé,
mais grâce au billet à horaire réservé,
je suis entrée sans difficulté.

Ma stratégie cette fois était simple :
ne pas revenir en arrière
et commencer par les salles les moins fréquentées.

Sans chercher à comprendre chaque œuvre en profondeur,
j’avançais en les accueillant comme des fragments.


Les trésors nationaux du Japon — une histoire de la beauté

Le Portrait de Minamoto no Yoritomo,
Jakuchu, Sesshu, Eitoku, Tohaku.

Même les œuvres que je connaissais par les manuels
prenaient une tout autre dimension
face aux originaux.

La force de vie chez Jakuchu.
Le silence de Sesshu.
Chez Tohaku,
une atmosphère où le son semble s’éteindre.

Chacune murmurait calmement
la raison pour laquelle elle a traversé le temps.


Trésors nationaux liés à Osaka

L’Épée aux sept étoiles.
Taikō Samonji.

Je ressentais alors qu’Osaka est une terre
qui a longtemps porté à la fois
la foi et le pouvoir,
la prière et la réalité.

Le guide audio était narré par Kenjirō Tsuda.
Sa voix grave et posée était apaisante
et transmettait une « atmosphère »
bien au-delà des simples explications.

Sans m’en rendre compte,
j’ai réécouté le même commentaire à plusieurs reprises,
et la distance entre les œuvres et moi
s’était, à coup sûr, réduite.


Le sceau d’or « Roi de Na du pays de Wa »

Exposition limitée à la Golden Week.
Trente minutes avant la fermeture,
j’ai enfin pu le voir,
dans la toute dernière salle.

Il était étonnamment petit,
et pourtant doté d’une présence écrasante.

En pensant à l’épaisseur du temps
qui l’a protégé et transmis jusqu’à nous,
une gratitude spontanée est montée
envers celles et ceux qui ont choisi
de préserver ces œuvres anciennes.


Tout le monde est venu pour le sceau d’or, peut-être ?

Brume d’eau, Abeno Harukas, Tsutenkaku, cerisiers et le sceau d’or — le combo complet !


Épilogue et résonance

Je n’ai pas tout vu.
Et pourtant, c’était suffisant.

Pour conclure la journée,
j’ai choisi un repas japonais.
Rien de spectaculaire,
mais exactement ce que l’on attend de la cuisine japonaise.
Mon esprit s’est apaisé.

J’en parlerai plus en détail
dans la rubrique « Beauté & Saveur ».

👉 Article associé :
🍵 Beauté & Saveur (Osaka – Journées aux musées) ③
Menu « Hime Gozen » chez Uwosa — Une fin de journée tout en délicatesse | YUMEVOJA


En une phrase

Le progrès est nécessaire.
Mais il y a aussi des choses que nous ne devons pas perdre.

La forme de préservation culturelle que je peux offrir,
c’est d’aller sur place,
d’y faire l’expérience,
de la consigner
et de la partager.

Je souhaite continuer ainsi,
sans me forcer.


J’ai rassemblé le parcours de cette journée sur My Maps.
Plus qu’une carte touristique,
c’est une carte qui retrace le fil de mes émotions.

👉 Article associé :
🚉 Escapade en correspondance (Osaka – Journées aux musées) ①/③Musée Kobayashi — Humour d’Edo et univers poétique de Yamada Sōsuke

🚉 Escapade en correspondance (Osaka – Journées aux musées) ②/③Hagoromo — Bento limité et promenade à Shinsekai


Voici le petit plus d’aujourd’hui !

🍬👻 Le fantôme acheteur de bonbons — Ame-kai yūrei(飴買い幽霊)

Chaque nuit, à la même heure,
un client venait acheter des bonbons.
On ne voyait pas son visage, sa voix était basse,
et il repartait sans dire un mot, laissant simplement l’argent.

Intrigué, le marchand décida un soir de le suivre.
L’ombre silencieuse quitta la ville
et s’enfonça peu à peu dans le cimetière.

Le lendemain matin, en regardant de plus près,
le marchand découvrit une tombe.
Celle d’une mère morte en laissant derrière elle un jeune enfant.
Les bonbons achetés la veille y avaient été déposés.

Même après la mort,
la mère n’avait pas cessé de penser à son enfant.
Ce n’était pas un corps qui marchait dans la nuit,
mais un amour qui refusait de disparaître.